10 erreurs que vous ne ferez plus avec un CGP

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Ecrit par Céline Mendes

4 février 2021

Vous ne comprenez pas l’intérêt d’un conseiller en gestion de patrimoine ?

Pour autant, êtes-vous certain de faire les bons choix pour vos investissements financiers et immobiliers?

Maîtrisez-vous votre fiscalité ?

Avez-vous pensé à votre retraite ou encore à la transmission de votre patrimoine ?

Voici 10 erreurs fréquemment commises qui vous feront peut-être changer d’avis sur cette profession.

1. Ouvrir une assurance vie dans une banque traditionnelle.

Qui ne le fait pas ? L’assurance vie, le placement préféré des Français, est en grande partie capté par les banques traditionnelles. Dans 90% des cas, votre capital y est investi en fonds euros. Ce fond dont le rendement s’effrite d’années en années, (inférieur d’environ 1 à 2 points par rapport aux contrats les plus performants). Parfois on y applique aussi des frais d’entrée élevés. Et on va même très souvent vous faire penser que votre contrat est « bloqué » pendant 8 ans. FAUX !

2. Cocher la case « bénéficiaire par défaut » d’une assurance vie et ne plus s’en préoccuper.

En général, on coche la case par défaut : « Mon conjoint non séparé de corps, à défaut mes enfants, nés ou à naître, vivants ou représentés, par parts égales. A défaut mes héritiers ». Mais, on peut désigner plusieurs personnes, attribuer des parts d’inégales valeurs et modifier la clause à tout moment. La vie peut être faite de changement (mariage, divorce, enfants du 1er lit, etc.), dès lors, une révision de clause s’impose !

3. Mettre en assurance vie tout son patrimoine financier.

Oui l’assurance vie est un placement couteau-suisse à avoir dans son patrimoine. Elle va notamment permettre de transmettre un capital en franchise d’impôts. Mais sur ce point, la limite existe. Au-delà de 152 500€ par bénéficiaire, il y a plus efficace : revoir son régime matrimonial, démembrer sa propriété avec usufruit pour les enfants, constituer une société civile immobilière, les solutions sont multiples.

4. Se ruer sur des offres trop aguichantes ou très risquées sans se former.

Le Forex, le diamant… Parfois même il ne s’agit pas d’arnaques ou de mauvais produits, mais les montages sont mal faits, le suivi est inexistant. La communication et le marketing ont fait leur travail, attirer le client, mais avant tout investissement il faut se renseigner, se former, se faire accompagner, les risques existent partout.

5. Ne pas diversifier ses placements, tout investir dans un actif à la mode, ou encore tout désinvestir quand un actif va mal.

Tout investir dans un même type d’actifs augmente les comportements irrationnels lors d’une chute du marché : tout désinvestir par exemple et cristalliser la perte.

Le maître-mot : DIVERSIFIER.

Le rôle du CGP est de vous proposer plusieurs solutions en fonction de votre profil, vos besoins et vos objectifs.

Ce n’est pas par plaisir de souscrire des produits que l’on propose plusieurs solutions, mais bien dans une optique de diversification ! Une partie de votre patrimoine pourra être dans des actifs sécurisés, une autre partie en actions, une autre en immobilier, etc.

Lorsqu’un actif perd de la vitesse, l’autre compensera la perte temporaire. On lisse ainsi le risque de perte en capital.

Le CGP est là aussi pour canaliser vos peurs, vos envies d’acheter un actif au plus haut ou de le revendre au plus bas. Il va vous aider à prendre du recul, à mesurer les conséquences de l’arbitrage envisagé, notamment en matière de frais et de fiscalité.

6. Racheter des trimestres pour sa retraite.

Cela peut être une bonne opération, mais un calcul du retour sur investissement vs son espérance de vie serait à faire. Calcul qui n’est pas fait par la sécu.

Alors qu’un CGP doit être en mesure d’apporter la meilleure solution pour compléter sa retraite, qu’il s’agisse de racheter des trimestres, d’investir dans un PER, en Immobilier…

7. Faire des donations sans avoir pris toutes les précautions nécessaires.

Avez-vous sécurisé cette donation ? Avez-vous pensé à la fiscalité pour vous ou pour le bénéficiaire ? Que se passe-t-il en cas de prédécès du donataire ? Avez-vous pensé à une donation équitable entre vos enfants ? Ne serait-ce pas mieux une donation de la nue-propriété plutôt que de la pleine-propriété ? etc., etc., etc.

8. Loger sa résidence principale dans une SCI alors qu’on paye l’IFI ou encore créer une SCI familiale et se lancer dans la location meublée.

La SCI peut-être un super outil ou une super bombe. Par exemple, acheter sa résidence principale en SCI alors qu’on paie l’IFI, vous fera perdre l’abattement de 30 % sur la valeur de la résidence principale.

Autre exemple, faire de la location meublée via une SCI familiale : Au lieu d’être soumise à l’impôt sur le revenu, la SCI est requalifiée en société commerciale, donc soumise à la TVA et à l’impôt sur les sociétés. Avec les redressements fiscaux qui vont avec !

9. Réaliser une opération de défiscalisation alors que ce n’est pas nécessaire.

Parfois il vaut mieux payer ses impôts que se lancer dans un investissement défiscalisant qui, parce que il ne nous correspond pas, finit par ne pas être rentable !

Si vous ne payez pas suffisamment d’impôts, si vous avez déjà atteint les plafonds, ou si vous n’avez pas le droit à ces avantages fiscaux, alors votre opération sera irrémédiablement… moins bonne… ce n’est pas l’investissement, le produit, le placement financier ou immobilier qui n’est pas bon, c’est la non-prise en compte de tous les paramètres fiscaux, familiaux et financiers du client.

10. Faire l’économie d’un bilan patrimonial global.

Le bilan patrimonial à un coût. Oui. Il sera plus ou moins important en fonction de la taille de votre patrimoine.bilan gestion patrimoine

Ce coût est un investissement, pour vous aider à faire des choix stratégiques et prendre les bonnes décisions.

Mais que représentent ces quelques centaines d’euros lorsque vous vous engagez sur des investissements de long terme ?

=> Mise en garde : se méfier du bilan patrimonial gratuit, qui a souvent pour but de vous vendre un type d’investissement unique (un investissement immobilier par exemple). Le bilan patrimonial n’a alors d’autre but que de démontrer qu’on a justement besoin du produit en magasin.

 

Des erreurs il peut y en avoir d’autres :

  • S’accrocher à un contrat d’assurance-vie ancien,
  • Vendre sa société sans avoir préparé sa transmission,
  • Se focaliser sur le rendement brut en oubliant la fiscalité,
  • Investir dans une SCPI via sa banque sans comparer avec les autres SCPI du marché
  • Mal choisir la fiscalité de ses investissements immobiliers
  • etc.

Bref, vous n’avez eu ici qu’un aperçu des services que peut rendre un bon CGP.

     

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